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Le Réttir en Islande, une transhumance spectaculaire

En Islande, le mois de septembre a une saveur toute particulière. Il marque naturellement la fin de l’été, mais également le début de la grande transhumance de chevaux sauvages et de moutons. Au total, ce ne sont pas moins d’un million de bêtes qui sont regroupés de part et d’autre du territoire islandais. Vécue comme un véritable pèlerinage par certains, cette transhumance (appelée « Réttir » par les locaux) est l’une des périodes les plus festives de l’année. Lumière sur cette tradition millénaire qui n’a rien perdu de sa superbe !

Une tradition millénaire

L’Islande fait partie de ces pays qui comptent, parmi ses habitants, autant de moutons que d’Hommes, si ce n’est plus. Les transhumances annuelles sont donc, bien souvent, spectaculaires aussi bien pour les locaux que pour les voyageurs curieux d’assister à cette tradition. Chaque année à la fin de l’hiver, les bergers islandais emmènent leur troupeau de moutons sur les hauts plateaux du sud de l’île afin de leur offrir des pâturages frais. Quelques mois plus tard, à l’aube de l’automne, les moutons doivent faire le trajet inverse et rentrer dans leur bergerie, à l’abri des rudes températures si caractéristiques de l’Islande.

Les islandais les plus vaillants sautent alors avec délicatesse sur leurs meilleurs chevaux et partent à la recherche de ces troupeaux afin de les protéger de cet hiver impitoyable. Traversant les rivières glacées ou lançant leurs chiens à la poursuite des bêtes, les islandais (bergers ou simple bénévoles), marchent ainsi dans les traces de leurs ancêtres. Le Réttir, comme cette période est ainsi surnommée, prendrait ses origines au Xème siècle. Déjà à cette époque-là, ce moment de migration encourageait les bergers et les habitants à se serrer les coudes pour rassembler les moutons dans les enclos.

Réttir en Islande

Le Réttir ; entre nature brute et culture

Si cette tradition perdure encore aujourd’hui c’est également parce qu’elle fait écho à la culture islandaise depuis de nombreuses générations. La solidarité, qui est le socle des transhumances, est aussi la base de la société islandaise sans laquelle les habitants n’auraient pas pu survivre dans ce climat hostile. Le parcours emprunté par les bergers et les bénévoles pour rassembler les moutons et les chevaux est considéré par certains comme étant un rite de passage à l’âge adulte. D’autres parlent de pèlerinage plutôt que de transhumance ou de Réttir. D’ailleurs, les islandais ne peuvent participer à cette tradition qu’à partir de 14 ans. A cheval ou à pied, accompagnés de chiens de berger, ils (et elles) traversent des paysages d’une beauté et d’une diversité exceptionnelles mais également parfois d’une complexité étonnante. Cela explique pour beaucoup le côté initiatique de cette tradition millénaire.

Une double transhumance

Des moutons, l’Islande en compte en effet des milliers. Mais le Réttir concerne aussi les chevaux sauvages qui se trouvent surtout dans le nord de l’île. Le principe est le même que pour les troupeaux guidés par les bergers ; les islandais partent à la recherche des chevaux sauvages et les rassemblent dans des enclos en attendant que leurs propriétaires respectifs viennent les récupérer pour les mettre à l’abri. Ainsi, si vous avez la chance de voyager en Islande en septembre, vous avez l’occasion d’assister à la transhumance de moutons au sud de l’île et à celle des chevaux sauvages au nord.

Moutons en Islande

Vous avez envie d’assister à ce spectacle exceptionnel ? RDV en septembre prochain pour participer au Réttir de moutons ou de chevaux. Contactez notre agence de voyage locale pour plus d’informations !

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