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Ma belle rencontre en Casamance au Sénégal

Temps de lecture : 3 minutes

Morgane est une jeune aventureuse qui aime partir non seulement à la découverte de nouveaux pays et de nouvelles cultures, mais aussi à la rencontre des habitants. Ce qu’elle aime par dessus tout ? Qu’ils lui partagent sans mesure leur quotidien afin de s’y plonger tête la première. Grâce à Papis, sénégalais rencontré dans la région de la Casamance au Sénégal, c’est exactement ce qu’elle a eu la chance de vivre !

Premier contact avec les Sénégalais

Le Sénégal : son énergie, ses sourires, sa chaleur, ses paysages, ses spécialités culinaires… Avant mon séjour dans ce très beau pays, je n’y connaissais rien. Dès le premier pied posé à l’aéroport de Cap Skirring, au cœur de la Casamance, j’ai su que mon séjour allait être inoubliable… Le Casamance est un fleuve et une région sénégalaise située entre la Gambie et la Guinée-Bissau. Elle se visite et se vit avant tout grâce aux rencontres avec les locaux.Et bonne nouvelle : il n’y a pas de barrière de la langue pour freiner les échanges ! Les Sénégalais sont avenants et d’un contact facile, autour d’une bière fraîche ou d’un verre de vin de palme. C’est ainsi que je fais la connaissance de Papis et qu’il me propose, à mes amis et à moi, de nous emmener dans son village, au bord du fleuve Casamance.

En route pour l’aventure !

Casamance avec palmiers

Nous sautons à bord d’une jeep, nous allons jusqu’à Diembering. Pendant la route, nous discutons longuement des rapports entre les différentes religions en Casamance, qui compte beaucoup de catholiques alors que le reste du pays est musulman. A première vue, les relations paraissent détendues entre les fidèles de l’église et de la mosquée. Papis nous explique que, en effet, après la messe de Pâques, tout le monde, musulmans comme chrétiens, se retrouve pour partager le repas ensemble. La même chose a lieu après les célébrations de l’Aid. A cela une raison : tous partagent avant tout l’animisme, cette religion ancestrale encore bien présente au Sénégal.

Nous quittons la route principale pour la piste vers Kachouane, le village de Papis. A peine 9km de piste en bon état pour y parvenir, et pourtant, on a la sensation d’être loin de tout et de tout le monde ! A Cap-Skirring, nous étions près de tout : de l’axe principal vers Ziguinchor, la grosse ville du coin, de l’hôpital, des médecins… Ici, c’est bien plus compliqué. Il nous raconte que, encore aujourd’hui, quand les femmes du village veulent accoucher, elles doivent marcher ces 9km à pied s’il n’y a pas de jeep disponible au village… Difficile à croire !

Mon arrivée à Kachouane

Kachouane est un petit village traditionnel plutôt agréable. Mais… quelque chose me surprend, sans que je puisse définir quoi… Après quelques minutes, je comprends : le village est propre ! Pas de papiers par terre ou accroché aux arbustes, les rues de sable sont agréables à parcourir. J’en touche deux mots à Papis qui est fier de me montrer les poubelles en place : « T’as vu ? C’est grâce aux touristes que j’ai mis ça en place ! ». Il m’explique qu’il a réussi à convaincre le chef de village de mettre en place ces poubelles et que, depuis, enfants comme adultes se prennent au jeu pour garder Kachouane propre. Destinée au début à rendre le village plus agréable pour les touristes, toute la population trouve son compte dans cette initiative au final !

Papis nous fait visiter une case à impluvium, typique de la Casamance. C’est en fait une immense case ronde, avec une ouverture au centre qui laisse l’eau entrer en période de pluies. Ces « maisons diola », en voie de disparition, renaissent peu à peu grâce au tourisme. Celle-ci a justement été transformée, par un homonyme de Papis, en logements pour les touristes souhaitant rester dans le village. Autour d’un verre de vin de palme fraîchement récolté, sucré et délicieux, Papis nous raconte l’exode des jeunes du village, attirés par la ville et ses vaines promesses de richesse facile. Il nous explique avoir de grands rêves pour Kachouane grâce à ce type de tourisme. Ces initiatives locales permettent justement de s’assurer un moyen de subsistance local tout en protégeant le patrimoine traditionnel…

Notre bel après-midi casamançais tire à sa fin et nous rentrons à Cap-Skirring sur ces belles paroles. De mon côté, je me promets de rester quelques jours à Kachouane lors de mon prochain séjour au Sénégal… histoire de voir si Papis a réussi son pari !

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