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La 8ème merveille du monde perdue en Nouvelle-Zélande

Temps de lecture : 3 minutes 30

La Nouvelle-Zélande est aujourd’hui visitée pour ses paysages naturels d’une beauté à couper le souffle ; pour « Hobbit Town », lieu de tournage de la saga de Tolkien ; ou encore pour sa fascinante culture maorie. Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, la Nouvelle-Zélande aussi avait sa propre « Tour Eiffel ». Au XIXème siècle, des milliers de voyageurs se pressaient au nord du pays pour admirer la 8ème merveille naturelle du monde : les terrasses blanches et roses du lac Rotomahana. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Normal, elles se trouvent actuellement tout au fond d’un lac…

Terrasses roses et blanches en Nouvelle-Zélande

Un cadre a priori idyllique

Nous vous parlons d’un temps que les moins de … 130 ans ne peuvent pas connaître ! Si vous allez aujourd’hui vous aventurer du côté du lac Rotomahana, vous ne verrez rien d’autre qu’une large étendue d’eau, certes, très jolie mais qui ne vous laissera pas sans voix. Pourtant, c’est bien ici, au pied du Mont Tarawera que se trouvait la 8ème merveille naturelle du monde : « The Pink and White Terraces », également appelées « Otukapuarangi » en Maori. Ces escaliers naturels étaient constitués de silice et formaient des petites piscines blanches et roses dans lesquelles les visiteurs pouvaient se baigner. A la vue des représentations de l’époque, on imagine assez bien le cadre paradisiaque du site.

Près d’un siècle et demi plus tard, il ne reste cependant plus rien de ces terrasses … ou presque ! Le débat fait actuellement rage entre les scientifiques. Certains pensent qu’elles existent toujours mais qu’elles ont été ensevelies dans le sol, tandis que d’autres, après 5 ans de recherches, penchent pour leur destruction quasi-totale suite à l’éruption volcanique de 1886.

L’éruption de 1886

Il est 3 heures du matin le 10 juin 1886 lorsque le mont Tarawera explose, emportant avec lui 153 vies et rasant de près le village de Te Wairoa. Le phénomène est d’une telle violence que les terrasses blanches et roses du lac Rotomahana sont, elles aussi, emportées par la lave : en moins de 48 heures, la 8ème merveille du monde se retrouve au fond du lac. Si la Nouvelle-Zélande a perdu sa plus grosse attraction touristique, la planète, elle, a perdu une merveille géologique unique en son genre : les terrasses étaient en effet considérées comme étant les plus grandes formations de silice au monde !

Mont Tarawera en Nouvelle-Zélande

A la recherche des terrasses

Des recherches pour retrouver l’emplacement de ces terrasses perdues ont été entreprises en 2011. Si on connaît l’emplacement approximatif du site, ses coordonnées exactes n’ont jamais été renseignées. Les chercheurs se sont donc basés sur les images de l’époque et sur les quelques documents attestant de l’existence de ces escaliers naturels. Après de longues années de recherches, les scientifiques ont tous statué sur le fait qu’elles ont été détruites par l’explosion du mont Tarawera.

Tous … sauf deux chercheurs qui soutiennent aujourd’hui avoir retrouvé la trace de la 8ème merveille du monde. Rex Bunn et Sascha Nolden refusent de croire à la disparition des terrasses. Ils vont même jusqu’à accuser le GNS Science (l’institut de recherche de la Nouvelle-Zélande) de s’être basé durant toutes ces années sur des informations de cartographie fausses. Contrairement à leurs confrères, Bunn et Nolden ont fait le pari d’appuyer leur hypothèse sur les écrits du géologiste Allemand Ferdinand Von Hochstetter qui parle à plusieurs reprises de la localisation des terrasses. Selon Rex Bunn, ce carnet serait l’unique source documentant cette partie de la Nouvelle-Zélande à cette époque.

Peintures des terrasses : 8ème merveille du monde

Le retour de la 8ème merveille du monde ?

Si les deux scientifiques sont convaincus de l’existence des terrasses, ils sont au moins aussi convaincus de leur bon état. Selon eux, elles seraient en effet ensevelies tout au fond du lac, mais cela les aurait plus protégées qu’abîmées. Elles n’auraient donc pas été détruites par l’éruption, mais aurait été simplement recouvertes d’une dizaine de mètres de cendre, de boue et de terre. Suite à leur découverte majeure, Bunn et Nolden ont reçu des marques de soutien de toutes parts. Certains même n’hésitent pas à financer leurs recherches afin qu’ils aillent au bout de leur projet. Peut-être ainsi aurons-nous un jour la chance de voir réapparaître les terrasses blanches et roses du lac Rotomahana !

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