Conseils santé du voyageur

Conseils santé

Où avez-vous la chance de partir ?

Les recommandations pour votre voyage en Tanzanie

La diversité des biotopes, depuis les plages de l’Océan Indien, jusqu’au sommet du Kilimandjaro, en passant par les haut-plateaux du Serengeti, va rendre les recommandations très différentes en fonction de votre itinéraire.

Avant votre départ quels vaccins ?

– Vaccins obligatoires :
Pour les voyageurs arrivant directement d’Europe, la vaccination contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire depuis 2011. On ne vous refusera pas l’accès au pays lors de votre arrivée à Dar-es-Salam ou à Kilimandjaro Airport. Attention tout de même ! Cette vaccination peut devenir obligatoire en cas de stop aérien de plus de 12 heures à Addis-Abeba ou à Nairobi. Elle peut l’être également en cas de passage de frontière par la route entre le Kenya et la Tanzanie. Enfin, il peut arriver qu’une règlementation régionale exceptionnelle la fasse exiger à l’arrivée à Zanzibar.
La fièvre jaune peut être présente en Tanzanie ! Il nous semble alors raisonnable d’insister sur la recommandation de se faire vacciner contre ce virus. Rappelons que la vaccination doit être faite par un centre agréé et qu’elle doit être mentionnée sur le Carnet International de Vaccinations. Sachez également que sa validité, jusqu’à très récemment, de 10 ans, est depuis juillet 2016, prolongée « à vie ».

– Vaccins recommandés :
Comme partout, il est important d’être à jour dans ses vaccins et dans les rappels de vaccinations contre les maladies suivantes : diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et pour les enfants rougeole, oreillons, rubéole.
Une immunité contre l’hépatite A (d’origine alimentaire), acquise par le vaccin ou par contact muet avec le virus (vérifiable par recherche d’anticorps protecteurs) est absolument indispensable.
Les vaccinations contre la rage, la typhoïde ou l’hépatite B pourront être proposées en fonction de l’âge, du type de voyage et des habitudes du voyageur.

Pendant le voyage, quels risques ?

Nos recommandations sont différentes en fonction du type de voyage que vous souhaitez effectuer : safari, trek au Kilimandjaro, séjour plage sur la côte ou à Zanzibar.

– Si vous planifiez de faire un safari :
la protection contre les piqûres de moustiques et de mouches sera capitale partout où ils peuvent sévir (jusqu’à 1500 mètres d’altitude). Les réserves et parcs nationaux du sud (Selous, Ruaha, Mikumi) sont en plaine, le risque de maladies vectorielles y est donc présent. L’altitude des parcs et réserves du nord (Serengeti,Tarangire, Manyara, Ngorongoro) varie entre 1000 et 3500 mètres. La prise d’un traitement préventif contre le paludisme ne sera nécessaire que si le safari évolue au-dessous de 1500 mètres, donc essentiellement dans les parcs du sud. Le traitement devra être adapté à l’itinéraire : atovaquone-proguanil (Malarone ou générique), doxycycline ou méfloquine (Lariam). Il est important de souligner la contre-indication absolue de la méfloquine en altitude pour les voyageurs qui envisagent une ascension du Kilimandjaro après leur safari. Il existe d’autres infections pouvant être transmises par les moustiques telles que : fièvre jaune, dengue, chikungunya, zika. Il est important de se protéger de ses insectes en privilégiant des vêtements couvrants et des répulsifs peau et vêtement. La prise du traitement préventif du paludisme ne dispense pas de l’utilisation des répulsifs des moustiquaires des camps et lodges.

– Si vous partez en Tanzanie plutôt dans le but d’escalader le Kilimandjaro :
5895 mètres, c’est l’altitude à laquelle vous arrivez une fois l’ascension terminée ! Si un certain nombre d’entre vous sont des trekkeurs chevronnés de haute montagne, il est possible que parmi les membres de votre groupe, d’autres le soient moins. La tolérance à la baisse de la pression d’oxygène est indépendante de la forme physique ; hors maladies respiratoires ou cardiaques sévères, les risques et leur prévention ne peuvent être révélés que par un test de résistance à l’hypoxie. Ce test simulera l’altitude en diminuant la pression d’oxygène. Lors de la consultation, le médecin spécialiste prodiguera les conseils et traitements préventifs du mal aigu des montagnes et de ses éventuelles graves complications comme l’apparition d’un œdème pulmonaire voire cérébral.

– Plages de l’Océan Indien et Zanzibar :
Si le paludisme est éradiqué de la côte de l’Océan Indien et de Zanzibar, les risques d’autres maladies vectorielles telles que dengue, chikungunya, zika, restent présents. Il est donc primordial que vous pensiez à vous protéger de ces piqûres de moustiques. Rappelons que si, officiellement, la vaccination contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire à Zanzibar, il reste toujours possible que le gouvernement autonome de l’île l’exige à nouveau pour les voyageurs venant de Tanzanie continentale, du Kenya ou d’Ethiopie. Si vous n’êtes pas encore vaccinés, il sera raisonnable de s’en enquérir au moins 10 jours avant votre arrivée.

Informations pratiques

Les infrastructures sanitaires sont satisfaisantes à Dar-es-Salam, à Arusha (Kilimandjaro) et à Stonetown (Zanzibar). En cas d’urgence médicale il est souhaitable de contacter votre compagnie d’assurance-assistance.

Une question en tête ?

Si un détail vous taraude, vous pouvez visiter notre centre d’aide. Là se trouve une mine d’informations sur bynativ. Et si vous n’y trouvez pas votre éclaircissement, alors vous pouvez toujours cliquer sur le bouton ci-dessous et nous envoyer votre message directement.