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Se déplacer au Cap-Vert : entre air, terre et mer

Temps de lecture : 7 minutes

Dans un voyage, les transports représentent généralement une partie importante du séjour des voyageurs, et ce aussi bien d’un point de vue financier qu’organisationnel. Le Cap-Vert n’échappe pas à la règle et entre les avions, les bateaux, les véhicules terrestres, il est facile de s’y perdre. Alors comment se déplacer au Cap-Vert ? Ludovic s’y est rendu et nous fait par de ses conseils pour se déplacer dans l’archipel !

Le Cap-Vert étant un archipel. S’y déplacer peut donc s’avérer compliqué. Entre les vols qui facilitent généralement les déplacements mais qui nécessitent une certaine forme d’organisation et les bateaux (généralement peu fiables), le cœur des voyageurs ne sait que choisir. Et cela, sans compter les déplacements dans les îles ou les voyageurs sont dès lors partagés entre les collectivos, peu chers mais éreintants et les taxis, plus rapides mais également plus onéreux. Voici un rapide tour d’horizon des différents moyens de transport au Cap-Vert que j’ai eu l’occasion de prendre lors de mon voyage.

Les déplacements inter-îles

Le Cap-Vert étant composé de dix îles, effectuer un voyage inter-île ne peut se faire que de deux manières : par avion ou par bateau.

L’avion

Avion pour rejoindre des îles au Cap-Vert

La compagnie aérienne Binter est une compagnie espagnole qui possède le monopole des déplacements domestiques dans le pays. Fiable aussi bien d’un point de vue des horaires que de la qualité des déplacements qu’elle propose. Généralement ce sont des avions à hélice qui vous sont proposés, appareils prédominants dans les archipels. La compagnie est également reconnue pour le respect adressé à ses passagers.

Outre les petites attentions proposées : serviette rafraîchissante, confiseries proposées lors de l’embarquement, verre d’eau et gâteaux durant les vols, la compagnie dispose d’un personnel jeune et expérimenté, souriant et disponible, prêt à toutes les attentions pour satisfaire les voyageurs. Vous avez également la possibilité de changer de place durant le vol. L’accueil est irréprochable, le décollage rapide et vous obtiendrez rapidement réponse à toutes vos questions.

Lors d’une annulation, la société respecte ses obligations légales en s’occupant de l’intégralité de la logistique de ces orphelins aériens : repas, transports et hébergement. Les vols inter-îles ne dépassent pas l’heure allant de 15 minutes pour un Santiago-Maio, 30 minutes pour un Santiago-Fogo et 55 minutes pour un Santiago-Sao Vicente. La seule réserve de ce mode déplacement pourrait être le prix des billets, un peu onéreux aussi, bien pour les étrangers que pour les locaux qui ne bénéficient d’aucun avantage pécuniaire et payent leurs tickets au prix fort. Par exemple, un aller-retour Santiago-Fogo coûte 120 euros, un aller-retour Santiago-Sao Vicente, 180 euros, de même qu’un aller-retour Santiago-Sal.

Le bateau

Ferry Cap Vert

Autre moyen de déplacement inter-îles, le bateau, qui, à y réfléchir de plus près, n’est pas si avantageux que cela pour les passagers.

De prime abord, ce type de transport est généralement plus long. Pour un Santiago-Fogo, il faut compter quatre heures et pour un Santiago-Sao Vicente, neuf heures. En outre, il est peu ponctuel, les ferrys ayant souvent beaucoup de retard lors des embarquements et les retards se répercutant sur les horaires d’arrivée. Les prix sont généralement assez élevés pour un service qualitativement faible. Il faut ainsi compter 35 euros pour un déplacement Santiago-Fogo et près de 80 euros pour un déplacement Santiago Sao Vicente.

La compagnie Fast ferry propose la majorité des déplacements inter-îles. Pour avoir testé la compagnie lorsque, suite à un nuage de sable en provenance de Mauritanie, mon vol Fogo-Santiago fut annulé, je dois dire que les quatre heures de bateau m’ont épuisé aussi bien moralement que physiquement. Le bar présent dans le bateau est souvent vide, le personnel ayant déserté la place. Et cerise sur le gâteau, les portes sur le bateau durant la traversée sont fermées, aucune possibilité donc pour les passagers de pouvoir rejoindre les passerelles extérieures pour fumer ou prendre des photographies. Le trajet en bateau est ainsi à déconseiller.

Néanmoins, certaines îles ne peuvent être jointes qu’en ferry. C’est le cas de l’île de Brava rejointe depuis Fogo en moins d’une heure et de l’île de Santo Antao, en moins de trente minutes depuis Sao Vicente, ces deux îles ne disposant pas de piste d’atterrissage.

Si la compagnie fast ferry est l’unique choix pour se rendre sur l’île de Brava, pour se déplacer vers l’île de Santo Antao, les passagers peuvent choisir entre les compagnies fast ferry et Mar D’Canal, cette deuxième étant à privilégier sans hésiter. Le ferry est ouvert sur l’extérieur, les passagers peuvent ainsi découvrir durant une belle promenade maritime, les côtes escarpées des îles et le personnel est agréable et professionnel.

Les déplacements dans les îles

Dans les îles, tous les déplacements se font par la route. Si les routes sont goudronnées à Sal, Boa Vista et Santiago, elles sont pavées dans les autres îles. Cependant, je me dois de préciser que ces dernières années, le gouvernement a mis en place une rénovation des infrastructures. C’est notamment le cas à Sao Vicente où la moitié Nord de l’île a vu ses pavés remplacés par du goudron. Cela facilite les déplacements et réduit les secousses dans les véhicules.

Ainsi, deux manières majoritaires de se déplacer dans les îles sont proposés aux voyageurs : les taxis et les collectivo.

Les taxis

Taxi au Cap-Vert

Omniprésents sur toutes les îles du Cap-Vert, les taxis (ou autres chauffeurs privés) présentent l’avantage de proposer un service personnalisé, rapide et fiable. Les chauffeurs se réservent soit sur un moment déterminé pour un trajet défini, soit pour la journée.

Dans chacune des îles, les chauffeurs privés ou taxi se regroupent aux abords des infrastructures de transports : port et aéroport, ainsi qu’aux abords des hôtels. Lorsqu’ils circulent sur la route, un simple geste suffit à les arrêter. Disponibles, les chauffeurs sont professionnels et souriants.

Les collectivos

Collectivo au Cap-Vert

Aux côtés de ces chauffeurs privés, les collectivos, appelés également les aluguers ou les taxis brousses sont les transports collectifs des îles. Ils présentent l’avantage d’être peu onéreux et le désavantage de proposer un voyage dans des conditions… disons rudimentaires. En outre, les chauffeurs circulent uniquement lorsque leur minibus est rempli, ce qui peut équivaloir à plusieurs minutes d’attente pour atteindre le nombre de passagers escompté. En moyenne, jusqu’à une vingtaine de passagers s’installent dans le véhicule … pour moins de dix places assises. Et c’est sans compter les arrêts sur la route pour récupérer de nouveaux passagers.

La location de voiture

Collectivo au Cap Vert

Très peu pratiquée, la location de voitures par des particuliers est une procédure onéreuse, tant la valeur des voitures sur les îles, est sanctionné d’une taxe gouvernementale additionnelle refroidissant toute velléité d’achat.

Généralement localisées dans les aéroports des îles, les sociétés de location de voiture exigent le permis national, un dépôt de caution par empreinte bancaire ainsi que le paiement d’une location journalière de l’ordre de 90 euros, soit bien plus cher qu’une location de voiture avec chauffeur.

En outre, le prix du carburant de l’ordre de 1 euro le litre de Diesel plombe encore un peu plus une facture déjà salée.

La marche à pied et la circulation en vélo

Femme qui marche au Cap Vert

Si la location de vélo est encore épisodique au Cap-Vert, la marche à pied est un sport national et une philosophie de vie. Dans les villes, nombre d’habitants se déplacent à pied et certains vont même jusqu’à parcourir leurs îles à la force de leur jambe. C’est le cas de l’île de Santo Antao ou locaux et voyageurs arpentent les routes, pieds au sol. Si pour les étrangers ce mode de déplacement est un choix avant tout sportif ou économique, pour les habitants, il s’agit tout simplement d’une obligation économique, le salaire de 150 euros en moyenne dans le mois rendant difficile tout autre moyen de déplacement.

L’entraide au Cap-Vert étant développé, il n’est pas rare de voir les chauffeurs privés, s’arrêter pour prendre en stop des personnes âgées et des enfants marchant sur le bord des routes. Une belle manière de rentabiliser son empreinte carbone lors de son déplacement.

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