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Zoom sur : San José, la capitale du Costa Rica

Temps de lecture : 3 minutes

« San José, la mal-aimée », voici comment pourrait être surnommée la capitale du Costa Rica. Souvent considérée comme une ville-étape ou comme la porte d’entrée du pays, plus que comme une destination touristique à part entière, San José voit furtivement passer les touristes sans parvenir toutefois à les retenir. Et pourtant ! Elle fait partie de ces villes qui se vivent plus qu’elles se visitent et qui sont à elles-seules une excursion hors des sentiers touristiques.

Lors de son voyage au Costa Rica, Aline a goûté à la slow life qui caractérise la population locale. Avant de se lancer à l’assaut des routes costaricaines en direction de la jungle tropicale, elle est restée quelques jours à flâner dans les rues de la capitale. Séduite par les habitants, par la nature qui reprend ses droits à tous les coins de rue et par ses petits cafés animés, elle nous dépeint une image de San José bien différente de celle que les guides touristiques donnent habituellement aux voyageurs.

Une ville qui se vit plus qu’elle se visite

Tous les touristes qui s’aventurent jusqu’au Costa Rica y viennent d’abord et avant tout pour la nature. En général, ils arrivent à San José, y passent la nuit, et repartent aussitôt le lendemain matin, impatients de débuter leur véritable aventure. Je vous l’accorde, San José n’est pas la plus jolie des villes d’Amérique du Sud. Elle possède peu de très beaux bâtiments coloniaux puisque l’histoire du pays est relativement récente. La colonisation s’est faite plutôt en douceur, de même que l’indépendance, qui n’a pas été très sanglante. Même l’adaptation des colons espagnols s’est faite presque naturellement. Résultat : voici un pays quasiment neuf avec une capitale à son image, sans construction historique qui vaille un détour absolu. En revanche, San José est forte d’une histoire liée à la production et à la commercialisation du café. C’est principalement grâce à cette activité que la ville s’est enrichie, ce qui lui a valu le titre de capitale du Costa Rica en 1823. L’un des quartiers de San José a même été l’un des premiers au monde à être équipé de l’électricité ! Cela témoigne du niveau de richesse et de la modernité de la grande ville à l’époque.

Une très bonne première impression

La première impression que j’ai eue de San José a été très bonne ! C’est notamment la raison pour laquelle cela me tenait à cœur de vous faire partager mon expérience dans la capitale. C’est une ville très verte avec de grands parcs et très aérée avec peu de hauts buildings. Les rues ne sont pas immenses mais elles ne sont pas étriquées non plus. Lorsque l’on se balade, on remarque vite que les maisons sont toutes différentes les unes des autres Par exemple, il m’est arrivé plusieurs fois de voir de petites baraques modestes s’appuyer à de grandes demeures magnifiques. L’ambiance change en fonction des quartiers dans lesquels on se promène. Une chose est sûre : visiter San José rompt totalement avec l’image verdoyante et sauvage que l’on se fait du Costa Rica. C’est finalement une ville très effervescente qui regorge de petits restaurants, de micro-brasseries et de petits cafés très authentiques dans lesquels, pour une fois, il n’y a que des locaux ! C’est  donc facile de se retrouver dans un univers authentique et dans lequel on se sente bien.

Des habitants passionnés par leur ville

Au fil de mes balades, je suis tombée sur plusieurs œuvres de street-art très colorées qui égayent les rues. D’ailleurs, l’art en général tient une place importante dans la capitale. Il y a un nombre incroyable de petits musées dont certains sont à ne pas manquer ! Je pense notamment au musée de l’or qui est magnifique. Ce qui m’a le plus marqué lors de mon voyage, c’est de voir les costaricains eux-mêmes si passionnés par leur propre culture, leur propre ville et leur propre pays. Il existe, par exemple, plusieurs associations qui organisent des excursions un peu partout au Costa Rica et qui séduisent avant tout les locaux ! Ils sont extrêmement fiers de leur capitale et souhaitent sincèrement exporter ses trésors aux yeux du plus grand nombre de voyageurs. Cette volonté de profiter au maximum de leur environnement s’illustre également par le fait qu’il y ait une majorité de locaux dans les cafés, restaurants et micro-brasseries de la capitale.

Les costaricains et la « sobriété heureuse »

J’en profite pour faire un petit aparté sur les habitants de San José mais également du Costa Rica en général. Car dans ce pays, les gens de la capitale ne sont pas une espèce différente du reste des locaux. Ils sont tout aussi gentils et tous d’une douceur incroyable. Ici, on a vite la sensation que rien n’est compliqué. Je ne parle pas très bien l’espagnol mais ils ont pris le temps de m’écouter avec une bienveillance folle. En fait, lorsque l’on est en présence de costaricains, on se sent très vite à l’aise. Finalement, d’un point de vue culturel, ils nous ressemblent beaucoup… avec une façon de vivre bien plus simple que la nôtre. « Sobriété heureuse », comme disait Pierre Rabhi : je trouve que cette expression leur va comme un gant !

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