Conseils santé du voyageur

Conseils santé

Où avez-vous la chance de partir ?

Les recommandations pour votre voyage à Madagascar

Malgré des biotopes très différents entre les hautes terres centrales et les régions côtières, les questions sanitaires seront globalement les mêmes quel que soit l’itinéraire d’un voyage dans la Grande Île.

Avant votre départ, quels vaccins ?

– Vaccinations obligatoires :
Aucune pour les voyageurs en provenance d’Europe , mais un certificat de vaccination contre la fièvre jaune peut être exigé en cas de séjour récent, voire d’escale de plus de 12 heures dans un pays où la maladie peut être présente.

– Vaccinations recommandées :
Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et pour les enfants, rougeole, oreillons, rubéole.

Hépatite A (maladie à transmission alimentaire) ; l’immunité peut être acquise par  vaccination, mais aussi par contact muet avec le virus lors de voyages antérieurs (à vérifier par recherche d’anticorps protecteurs).

Hépatite B, proposée aux voyageurs à risque : si la transmission  par sang contaminé est, aujourd’hui, nulle en milieu médical, elle pourrait ne pas l’être en cas de tatouages ou piercing, par non utilisation de matériel à usage unique. Les risques d’hépatite B mais aussi des autres maladies sexuellement transmissibles (SIDA, syphilis…), restent d’autant plus présents que le tourisme sexuel est, malheureusement, en pleine extension, bien que de plus en plus sévèrement puni par les autorités malgaches et françaises, a fortiori, si les victimes sont mineures.

– Vaccinations plus optionnelles :
Typhoïde (transmission alimentaire) pour des voyages « difficiles » au cours desquels les risques seraient plus grands que lors des circuits classiques.

La vaccination contre la rage peut être recommandée surtout aux enfants. Les risques sont plus dûs aux morsures de chiens errants que de lémuriens.

La vaccination contre le choléra (maladie des mains sales) n’est pas proposée aux voyageurs. On privilégie, lors des épidémies les populations et les personnels soignants et humanitaires.

Et pendant le voyage, quels risques ?

Maladies transmises par les moustiques ( paludisme, dengue, chikungunya)
Si on n’est pas piqué, il n’y a aucun risque de transmission de ces maladies. D’où l’importance de se protéger de ces moustiques, qu’on ne voit pas et qui sont très peu allergisants contrairement aux « nôtres », : répulsifs peau et vêtements, moustiquaires imprégnées.

Le paludisme, présent partout dès qu’on descend des Hautes Terres est responsable d’un très grave problème de santé publique, qui peut de ne pas épargner les voyageurs s’ils ne s’astreignent pas à la prise du traitement préventif  que leur aura prescrit leur médecin : atovaquone-proguanil (malarone ou générique), méfloquine (Lariam) ou doxycycline

Autres risques
Risques alimentaires depuis la banale et fréquente « turista » qui doit guérir en 24/48h avec diète hydrique+ pansement intestinal type Smecta, jusqu’aux plus sévères infections microbiennes, virales ou parasitaires, souvent liées à la consommation de poissons ou de coquillages crûs.

Signalons le risque, virtuel pour le voyageur, des épidémies de peste, que la majorité d’entre-nous pensaient disparue depuis très longtemps.

Les bains d’eaux stagnantes dans le canal des Pangalanes, maintenant tellement pollué, seront proscrits si on veut éviter  parasitoses cutanées, intestinales ou urinaires.

Les risques de baignade en mer varieront en fonction de la région : sur la côte est, la présence de violents rouleaux, de courants et de requins au large des plages au nord de Tamatave devra vous faire réfléchir avant de vous mettre à l’eau ;  sur les plages idylliques de l’île de Sainte-Marie, de Nosy-Bé, d’Ifaty ou de Morondave   les risques seront différents : poissons venimeux (ne pas toucher un poisson-pierre même mort), méduses, coraux nécessitent de ne pas se baigner sans chaussures protectrices   Enfin, la plongée sous-marine ne devra être pratiquée qu’organisée par des centres bien équipés (ils le sont de plus en plus)

Informations pratiques

L’infrastructure médicale, malgré des efforts de politique sanitaire, est insuffisante dès que l’on quitte Antananarivo ,Hopital Homi (ex Hopital militaire). En cas de problème majeur, la compagnie d’assurances-assistance pourra décider une évacuation sanitaire sur l’Île de la Réunion voisine.

Une question en tête ?

Si un détail vous taraude, vous pouvez visiter notre centre d’aide. Là se trouve une mine d’informations sur bynativ. Et si vous n’y trouvez pas votre éclaircissement, alors vous pouvez toujours cliquer sur le bouton ci-dessous et nous envoyer votre message directement.