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Les recommandations pour votre voyage en Inde

Actualité santé

[Octobre 2018] Résurgence du zika en Inde
Après que des cas de fièvre à virus Zika aient été décrits dans le sud de l’Inde (Tamil Nadu et Kerala), 55 cas ont été confirmés depuis le 23 septembre à Jaipur dans l’état du Rajasthan. Rappelons que la maladie transmise par le moustique « tigre », voisin de celui qui transmet la dengue et le chikungunya, est bénigne, voire muette dans l’immense majorité des cas et que le risque concerne surtout les femmes enceintes ou plutôt les enfants qu’elles portent. Nous avons rédigé dans nos « News » de décembre 2015 à mars 2016, les informations sur l’épidémie survenue en Amérique du Sud, qui sont toujours consultables.

L’immensité du sous-continent indien, la variété de ses biotopes, donc de ses climats, depuis la haute altitude des états himalayens, jusqu’aux régions tropicales du Kerala, en passant par le désert du Thar, font d’un voyage en Inde une aventure qui, si elle toujours passionnante sur un plan culturel , n’est pas toujours  facile à cadrer sur le plan des recommandations sanitaires.

Avant votre départ, quels vaccins ?

– Vaccinations obligatoires :
Aucune pour les voyageurs en provenance d’Europe.

– Vaccinations recommandées :
Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et pour les enfants, rougeole, oreillons, rubéole.

Hépatite A (maladie à transmission alimentaire) ; l’immunité peut être acquise par  vaccination, mais aussi par contact muet avec le virus lors de voyages antérieurs (à vérifier par recherche d’anticorps protecteurs).

Hépatite B, proposée aux voyageurs à risques : si les risques sanguins sont aujourd’hui éradiqués en milieu médical, ils peuvent ne pas l’être en cas de non utilisation de matériel à usage unique pour tatouages ou  piercing. Le risque de transmission sexuelle doit rester présent , comme pour le VIH, à l’esprit des voyageurs .

Typhoïde. Bien que la protection vaccinale ne soit pas parfaite, la vaccination est recommandée dans ce pays où elle sévit  fréquemment, en épidémies locales : maladie d’origine alimentaire, qui justifie plus encore que partout ailleurs, les préceptes d’hygiène alimentaire : lavage fréquent des mains, boissons capsulées (décapsulées devant vous), aliments cuits, légumes et fruits lavés avec une eau saine, pelés ou…jetés.

Les risques de rage transmise par les chauve-souris autant que par chiens errants ou singes, nous font recommander la vaccination non seulement aux résidents mais aussi aux voyageurs en régions isolées surtout aux jeunes enfants qui peuvent être léchés par un animal malade (les animaux enragés ne sont pas toujours agressifs)    – encéphalite japonaise ; elle peut sévir par épidémies locales non prévisibles. C’est la raison pour laquelle les indications de la vaccination ont été étendues, à tous ceux qui prévoient des nuitées extérieures en zônes rurales, a fortiori  pendant  la mousson (cette recommandation concerne plus les résidents et expatriés que les voyageurs).

Et pendant le voyage, quels risques ?

Maladies transmises par les moustiques ( dengue,  chikungunya, paludisme ou encéphalite japonaise).
Risque peu important et, en principe nul si on n’est pas piqué.. D’où l’importance de se protéger de ces moustiques, qu’on ne voit pas et qui sont très peu allergisants contrairement aux « nôtres » : répulsifs peau et vêtements, moustiquaires imprégnées.
Le paludisme est beaucoup moins présent qu’il ne l’a été et le ratio bénéfice/risque n’est plus en faveur de la prise d’un traitement préventif sauf dans quelques états peu touristiques (Assam, Bengale oriental, régions reculées d’Orissa)

Infection à virus Nipah dans le Kerala
La province du Kerala, très touristique, connaît une épidémie de maladie à virus Nipah. La raison ? Ce sont les déjections de chauve-souris frugivores qui transmettent cette affection sévère. Les symptômes sont variables : fièvre, signes pulmonaires ou neurologiques. A ce jour, aucun traitement ni vaccin n’existe mais il est possible de s’en prévenir en évitant tout contact avec ces chauves-souris et en s’assurant que les fruits et jus de fruits consommés sont sains. Pour les voyageurs, les risques sont minimes surtout si on les compare à ceux des villageois de la région côtière et des « backwaters ».

Autres risques
Comme partout en voyage, risques alimentaires depuis la banale « turista » qui doit guérir en 2448h avec diète hydrique+ pansement intestinal type Smecta, jusqu’aux plus sévères infections microbiennes, virales ou parasitaires.
Les bains dans les eaux sacrées du Gange ou des bassins des temples devront être évités. Vous pourrez vous poser la question de savoir si leur foi protège les hindous qui s’y plongent avec ferveur.
Les risques des baignades en mer peuvent être dangereux sur toutes les côtes, liés aux courants, dont vous serez avertis sur place.
Dans les états himalayens (Ladakh,  Cachemire, ,Sikkim, Himachal Pradesh), les voyageurs peuvent être confrontés aux problèmes de la haute altitude, même sans efforts physiques (passages de cols à 5000m, même en véhicule). Les risques des complications graves du mal aigu des montagnes ne surviendront pas, mais des symptômes inconfortables sont  fréquents (maux de tête, vertiges, insomnie) qui cèderont à l’arrêt de la montée. Hors treks à plus de 4500 mètres, il n’est pas indispensable de faire pratiquer un test de résistance à l’hypoxie dans une consultation de médecine de montagne.

Informations pratiques

L’infrastructure médicale peut être, en Inde, de très haut niveau, mais n’est   pas toujours facilement accessible. Il sera souhaitable, en cas de problème, grave de contacter votre compagnie d’assurances-assistance.

Une question en tête ?

Si un détail vous taraude, vous pouvez visiter notre centre d’aide. Là se trouve une mine d’informations sur bynativ. Et si vous n’y trouvez pas votre éclaircissement, alors vous pouvez toujours cliquer sur le bouton ci-dessous et nous envoyer votre message directement.